Le rêve américain
04 Juil. / 2026
La force des Américains réside dans leur foi en eux. Doit-on s’en surprendre?
Voir grand. Réussir. Faire de l’argent. Demeurez optimiste. Avoir confiance en l’avenir. Continuer d’y croire. Le rêve américain, c’est un peu ça. Un rêve bien installé au cœur de leur ADN. On les admire autant qu’on les déteste, un peu pour ça.
Tel un train
L’optimisme et la confiance en l’avenir agissent tel un train pour les Américains. Imaginez, cette dimension est la deuxième ayant le plus d’influence sur la perception de leur humanité. C’est déjà beaucoup. Mais elle est aussi celle qui est la plus fortement évaluée, la plus forte à leurs yeux en somme. Ils se considèrent forts dans ce qui compte le plus. C’est puissant et cela explique bien des choses. Par rapport au Canada, entre autres.
Un « pep-talk?
C’est un peu ce dont auraient besoin les Canadiens pour cette dimension. En comparaison avec les États-Unis, et vous saurez reconnaitre les deux nations, l’optimisme et la confiance arrive au 8e rang des dimensions les plus influentes chez les Canadiens. Et pour ce qui est de la force, elle arrive au 6e rang. Les Canadiens ont clairement un déficit d’optimisme et de confiance en l’avenir et ce déficit hypothèque leur perception de l’humanité.
Pour être les meilleurs, il faut être les plus forts dans ce qui a le plus d’influence. Comprenons-nous, les Américains ne le sont que pour une seule dimension, mais les Canadiens, pas une seule fois pour aucune des dimensions les plus influentes.
La confiance ne s’achète pas
C’est bien connu. Cette confiance, elle se travaille, se développe pour finalement se mériter. Cela suppose, à la base, qu’il existe une certaine confiance, individuelle, mais aussi et surtout collective. Il importe alors que nos leaders l’affichent cette confiance, qu’ils nous la transmettre et priorisent la transparence à l’opacité, l’ouverture à la fermeture, l’authenticité à l’opportunisme, le positivisme au négativisme. Ce n’est pas, à la lumière de ces données, ce que les Canadiens constatent.
Le meilleur pays du monde.
C’est simple. Le Canada deviendra probablement le meilleur pays au monde lorsqu’il évaluera la force de la dimension générosité aussi puissamment qu’il évalue son influence (1ère) sur notre humanité. Lorsque les Canadiens seront aussi généreux de leur écoute, de leur temps, de leur aide et de leur argent que l’importance qu’ils accordent à ces valeurs.
Rien ne les empêche, au passage, d’accroitre leur optimisme et la confiance en l’avenir.


